1956 Jacobus, Congo et Belgique

para commando

                Jacobus Budts Class 56  9679c25bb019a8b06e7f9d28f5b12f28.gif Parachutiste Diest

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                   25 Février 1957 Embarquement, départ pour Kamina  (Congo belge)

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Le voyage sur le bateau va durer 19 jours  Il va falloir s'habituer à vivre dans un espace très restreint, ce qui pour nous, n’est pas évident étant habitués à des espaces,se plier à la discipline et à la mentalité de notre marine nationale . Le programme de nos journées seront les mêmes qu’à la caserne, la toilette, les corvées habituelles de la matinée. 

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Baptême de l’Equateur: Nous questionnons les matelots aucune réponse, c'est la surprise. 9 heures 31, 3 coups de sirène on passe l’équateur ( Latitude 0° Longitude 6° 30’ouest ) à l’horizon  l’île de Sâo Thomé.

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                                                       Escale à Las Palmas le 14 Février 1957

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Nous y sommes , pas de quai de débarquer, des barges viennent nous chercher. Nous embarquons dans des camions qui nous conduise à la base de Kitona base de transit qui sert de relais  Des tentes pour passer la 1 re nuit sur le sol Africain avec insectes, etc.. qui nous tiendrons éveillés toute la nuit. 2 jours à Kitona, départ pour Léopoldville. Nous revenons aux horaires de la caserne, lever 6 heures , appel au lit 6 heures 10’ la toilette, déjeuner 8 heures 30’  parade salut au drapeau. Départ vers Léopoldville (la Capitale du Congo belge) chargeons les camions avec matériel et bagages, quittons Kitona, direction l’aérodrome de Moanda où se trouvent les avions C 119 appelé (Flying Box Car). Nous décollons vers la capitale Léopoldville durée de vol 1 heure 30’. A notre arrivée discours de bienvenue du Lieutenant Colonel Danloy. Nous rejoingnons notre campement (composé de tentes) se trouvant au bout de la piste de l’aéroport de N’djli  Appel de 22 heures l’appel au lit confirme que demain on décollera à 6 heures du matin pour la base de Kamina.

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Arrivée aérodrome de Kamina où nous attendent des camions pour nous conduire à la base de Kamina aussi appelée Baka (à titre indicatif, cette base a la forme d’un fer à cheval). La base est située dans la province du Katanga, sur les plateaux du Lomami (1.096 m d’altitude), à 25 km de la ville de Kamina. Elle ressemble guère à une ville de garnison belge. La base de Kamina jouit de deux saisons bien distinctes. La saison des pluies: pendant laquelle il pleut presque tous les jours.la saison sèche: de mai à octobre pendant laquelle il ne pleut pas( ou peu ). Les nuits sont fraîches et les journées ensoleillées La température moyenne annuelle à la base de Kamina est de 22°

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                                                   Base de Kamina

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Découverte de nouveaux payasages a couper le souffle ( Cascade - savane - chemin en terre rouge)

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Base de Kamina est une base militaire créée pour permettre à la Belgique de fournir le maximum de son effort dans l’éventualité d’un conflit où elle serait impliquée. La base comprend: Un complexe "Air" avec l’aérodrome, ses dépendances, ses cités européenne et indigènes. Un complexe "Terre" composé de blocs, genre de bungalows dont une partie est réservée aux Paras et Commandos, une autre partie étant occupée par les élèves pilotes de notre force aérienne, qui s’entraînent sur avion Harvard, mais aussi par des miliciens (ce sont des fils de coloniaux) ayant choisi de faire leurs services militaires au Congo en lieu et place de la Belgique. Chaque bloc comporte 2x12 lits séparés par une cloison formée d’armoires avec deux entrées latérales, ce qui permet de mettre 2 sections composées de 6 gars d’un même peloton, et à chaque coin du bloc, se trouvent les chambres des s/officiers (nos chefs respectifs).

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Installation sur la base de Kamina.Rentré dans nos chambres, mettons  nos affaires personnelles et photos dans l’armoire qui nous sont attribuées. Connaissance avec le camp, le chemin pour nous rendre au réfectoire, dans un bâtiment séparé, avec la cantine de la troupe et les cachots. Après le repas du soir, projection d’un film pour les amateurs de cinéma . Réveil à 6 heures ensuite un petit P.T. (Physical Training) de 15 minutes. Corvée chambre, déjeuner, parade,  jardinage autour des bungalows afin de rendre cet endroit le plus attrayant possible. Drill, suivie du cours de langue le Kiswahili .Inspection et la vérification de notre équipement et armement. 12 heures le dîner au réfectoire. Sieste obligatoire 13 heures à 15 heures. S'acclimater au début de notre séjour en Afrique, se familiariser au climat, s'habituer aux grosses chaleurs du midi, afin d'éviter le coup de soleil, ordre formel et militaire de ne pas se promener le torse nu sous peine de récolter une punition. Nous avons la visite du Colonel de la base pour une inspection générale du détachement et nous souhaiter la bienvenue à la base. Appel au lit de 22 heures 30’

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Période d’acclimatation : Visite de la base et environs, entraînement, construction de ponts d’intérêt général exercices de section, peloton dont certains à balles de guerre au champ de manœuvres de Katala. Nous recevons une indemnité de nourriture de 100 francs belges par jour . Les repas seront composés à base de denrées indigènes,manioc, huile d’arachide, petit bétail etc. Les Safaris sont choisis de telle façon qu’au début, les vivres seront trouvés facilement, par la suite les endroits se situeront dans des régions plus pauvres où le problème du ravitaillement devient quasi impossible tenu. Les Safaris auront une durée de 6 jours en saison sèche 3 jours en saison des pluies,se déroulent dans des contrées où les détachements précédant n’ont pas encore opéré.

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Une journée en bref : Levé 7h salut au drapeau, réfectoire Après débute la journée par  petit P.T. (Physical Training) de 15 minutes Drill  Inspection et  vérification de notre équipement et armement Les corvées : chambrée - jardinage entretiens du parterre caserne retirer les hautes herbes se trouvant aux alentours des tentes et faire un coupe-feu car le risque d’incendie existe, surtout en saison sèche. Corvée réfectoire pour midi.Sports pour toute la Compagnie, football, natation constitué de béton situé à quelques km en dehors du camp. Souper distribution du courrier, rassemblement des punis de salle de police (ils sont au cachot après le souper, jusqu’au matin). Soirée Séance de cinéma  ou jeux aux cartes.Sortie en ville   

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Exercices et début de notre entraînement Marche dans la savane pour se familiariser avec les matitis les herbes peuvent atteindre 1 mètre de hauteur. connaissance d’une galerie forestière ces galeries ressemblent, en plus petit, comme le nom l’indique, à celles de la forêt équatoriale dans ces galeries pas facile de se frayer un chemin sans la machette, traversé des marais en ayant de l’eau aux dessus des genoux.Exercice terminé retour à la base dans un état pitoyable douche , nettoyage et le séchage équipement  Après le souper, marche de nuit de 8km qui durera environ 1 heure 30. En Afrique, marcher la nuit est plus monotone qu'en Belgique, pas de repères, (route, maison) que de la piste dans un noir le plus absolu.

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ARMEMENT : Bren-Gun. un tromblon lance-grenades et un équipement tireur d' élite par sous-section. Un mortier 2”. par section.Une équipe anti-char existe à la section état-major équipée du fameux fusil anti-char «Rifle Boy» sera remplacé par le Piat et de deux mitrailleuses Vickers. Au début de l'instruction, les commandos sont équipés comme les soldats britanniques en 1940 en plus ils reçoivent la veste en cuir et le «toggle rope» (cordes pouvant être attachées, bout à bout et utilisées pour franchir des obstacles). Le sac bergham et les chaussures type commando ne sont distribués que peu de temps avant le départ pour l'Italie.La veste camouflée type «smocke» et le sac de couchage n'apparaissent à la 4e Troupe qu'au retour d'Italie.Pour la Campagne d'hiver en Italie '43-'44. le «duffle coat» blanc était prévu mais il n'arrive que lorsque les Belges sont sur l'île de Vis.Le matériel nécessaire à l'entraînement tels que dinghies. cordes, filets de camouflage, munitions, grenades, explosifs, booby-traps se trouvent à l'état-major de la troupe.

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 tigre.gif En dehors de la base : 18 jours de Safari, 6 jours de camp à la Kilubi, 6 jours de manœuvre parachutée de compagnie, 6 jours de manœuvre de détachement, auxquels il faut ajouter de nombreux exercices de longue durée. Pour notre entraînement en Afrique, les unités Para-Commandos sont indépendantes, c’est-à-dire, qu’elles possèdent le charroi, l’équipement et l’armement qui leur sont nécessaires. Il nous confirme qu’en Afrique ce sont les unités Para-Commandos qui sont les mieux adaptées au pays. Étant donnés l’étendue des espaces, la pauvreté et la fragilité du réseau routier et des ouvrages d’arts, elles sont susceptibles d’être aérotransportées en tous terrains d’opérations. L‘assaut par parachute est celui qui demande le moins de temps et permet toute opération, aussi bien offensive que défensive, en n’importe quel endroit dans les limites du rayon d’action des appareils de transport. Le ravitaillement, les vivres, les munitions seront fournis par les services de la base. La politique d’entraînement des unités Para-Commandos est orientée dans le sens de la souplesse et de la rapidité d’action. L’entraînement dur et absorbant demande des périodes de repos pour l’esprit et pour le corps. Loisirs le plus apprécié le cinéma.

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serpent.gif OPERATION SURVIE Après avoir obtenu l’autorisation du major BEM Van der Heyden de commencer les reconnaissances sur le terrain, Militis prospecte afin de trouver une région qui réponde aux exigences de l’exercice. Une vaste zone longue de plus de cent kilomètres de savane, coupée de nombreuses galeries forestières, située aux confins du Katanga et du Kasaï et complètement inhabitée, est choisie.Militis teste son organisation avec un groupe d’une quinzaine de volontaires à la tête duquel nous retrouvons le capitaine J. Van Hooff, commandant de la 2e Compagnie, au sixième détachement. L’exercice est un succès, ce qui encourage le major Van der Heyden à autoriser J. Militis à créer une école de survie et de faire exécuter l’épreuve par tout son bataillon. C’est ainsi que de ’56 à ’59 tous les para-commandos effectueront leur propre expé­rience de survie africaine.

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Son climat,magnifiques paysages, les couchés de soleil, les belles chutes d'eau l'immensité de la brousse, les animaux bien que je n'ai jamais vu d'éléphants, mais des singes en pagaille et des serpents. Un seul crocodiles petit qui semblait dormir. Je peux encore me souvenir de l'odeur de la terre couleur rouille, mouillée après les averses en février-mars.En général les gens étaient tous accueillants gentils, sans histoire, toujours prêts à nous parler.J'ai donc passé prêt de deux ans au Rgt Para. Deux années uniques. Exactement comme je les espéraient, comme je le savais pouvoir être ; certainement très difficiles, contraignantes au point de vue physique et de discipline sur soi  

                                                                                                           Diest 1956

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Tests préliminaires Au stade de la citadelle de Namur Visite médicale,tenue short et chemisette . 100 m (12 “5-TB) Les fameuse flexion et tractions de bras (passable) Exercices équilibre et 1000m  (3min45)

Equipement : Nous allons apprendre notre métier de Commando. Cela commence par la distribution de notre bleu de travail : le smock (une première dans I'armée belge, héritage des parachutistes canadiens.Le bergam à armure métallique poids à vide 3kg tare 25 à 30 kg le ‘toggle rope' (corde de 1,80 m, avec une boucle d’une part et un ‘blochet’ de bois d’autre part, que l’on peut donc assembler avec d'autres pour de multiples usages), les armes individuelles (fusil, sten, fusil a lunette, jumelles, boussole, cartes, parfois le poignard commando, etc.)

Dril Comment trabnsformer un commando en mécaniques ? Apprendre a marcher au pas exécuter tous les mouvements avec oub sans fusil Porter armes etc …. Bref personne n’aimait cela 

ENTRAINEMENT : très vite le rasemblement dans la cour pour l'entraînement avec full-equipment. Marches 5-10Km, speed-marches d'environ 6 km se succèderont tous les jours sans aucune exception, sauf dimanche jour de repos.,très relatif..Tous les jours, training sur les agrès.

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Les 80 Km : Challenge décisif avant la remise des bérets (Rouge ou vert ) Avec équipement complet avec une gourde d'eau mais défense d'en boire avant la halte 9h plus tard 1étape de 54km Temps en moins de 24 heures avec destruction d'un objectif Un officier en tête ouvre la marche, sans jamais arrêter ou ralentir. Marchons sans arrêt 45 km une petite halte et nous repartons pour la dernière halte avant d'atteindre l'objectif. Enfin repos a mème le sol certain on le courage de cuire un bout de viande d'autres s’écroulent. Après un bref repos en route pour l'attaque du pont .C'est en boitillant douloureusement qu'il faut parcourir les dizaines de km restant. Les pieds en sang certains termineront sans godasses tellement la douleur est devenue insupportable Enfin le château de Marche les Dames Ouf terminé  

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Les tentes Adieu chambrée, armoire, pieu, table et poêle sur la paille pour six semaines, en deux rangées de cinq, sous une lourde tente << bonnet de police >>, qui fait 1,90 m au faite, sur S m de longueur, sans aucun mobilier (sauf un grabat sur pallie véritable, se transformant peu a peu en fumier) pour abriter tout notre équipement; fusil, sac,godasses, couvertures, battle-dress, Tous les matins, inspection des hommes, des tentes » i cartouchières, etc  

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Do or die   (passe ou créve) ensemble de 13 obstacles : réseaux de Els barbelés, a franchir par dessus et par dessous, avec le fusil, mais sans le petit sac  boyau étroit creusé sous le sol fossé rempli d'eau, large de 2 a 3 m et précédé d’un fil de fer a 50 cm du sol (choix douloureux entre un saut en hauteur pour retomber pieds joints dans l’eau, ou saut en Longueur pour terminer a plat ventre dans la même eau, a cause du fil . Suivait un saut vers le sommet d’une large plaque lisse de zinc, a franchir pour se terminer par l'échelle japonaise, dégoulinante de boue, haute de 7 m, avec 5 échelons a gravir pour redescandre de l'autre côté, avec saut (accroupi ou debout) depuis le 2ème échelon (a 3 m) sur le sol bien battu par les sauteurs précédences ; il était cependant recommandé de sauter suffisamment loin pour éviter le rouleau de fil barbelé placé au pied de l’échelle. Chrono pour l'ensemble du parcours : 3’40 maximum. Nombreux pieds foulés et écorchures de toute nature. 

Le Stamina (mot anglais signifiant << résistance vitale ») parcaurc d'une dizaine de minutes a peine (mais avec obstacles, bien entendu : swing, poutre, barbelés, etc") dans un terrain au relief non seulement très accidenté, mais carrément raviné et gras, dépassant souvent les 45°. Se terminait par un << baïonnette au canon >> pour embrocher un mannequin empaillé, suivi d’un << garde a v¤ug» collectif. Chrono au départ du premier et a l’arrivée du dernier : entraide oblige. A l’issue de cette course de vitesse très éprouvante , pratiquement tous s’affalaient a terre,a la limite de la défaillance .  

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Les speed-marches L’épreuve clé du Camp commando. Cinq séances en programme : 2 miles (20’) ; 3 miles (30’) ; 5 miles (4S') ; 8miles (1h15U et, last but not least, les 10 miles (16 km en 1h35' = 10 km/h), toujours avec l’équipement complet.  

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Le tarzan Réseau d’une centaine de mètres de cordes ,cat crawl,ponts singe,poutres,double câble horizontale tendu entre les arbres et rochers entre 5 et 12m du sol se terminant par un swing depuis un socle rocheux pour se projeter en vol libre dans un grand filet vertical a larges mailles qu’il fallait remonter pour faire une culbute au sommet et redescendre de l’autre côté  Parcours chronométré en 4 à 5 minutes

 

Le milling  Une minute de combat singulier, avec gants de boxe de demi-combat, sans esquisser le moindre mouvement de défense : attaquer, encore attaquer, toujours attaquer idéal pour mesurer notre agressivité. Le K.O. mettait souvent fin au spectacle avant les 60 secondes réglementaires. L’œil, le nez, les lèvres, l'arcade sourcilière seront les cibles les plus exposées et paieront ‘l’Impôt du sang' réclamé par beaucoup.

P.T. (physical Training ) Tous les matins ,après le déjeuner ( confiture d’orange) P.T (pîtî) en short torse nu quelque soit la température. Courir et ordre de chanter lorsque nous traversions les villages Cezci va nous amener petit a petit à nos premières  speed marches ( succession de marche forcée ) avec tout notre barda (fusil cartouchières ceinturon petit sac ) 4Km 8Km 12Km 16Km en 1h35’.

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Le Bataillon se déplace vers Schaffen plus d'une centaine d'hommes dont 8 officiers de carrière. Installations dans nos nouveaux quatiers très vites les cours d'entraînements aux sauts entraînement au sol dit " ground -training "dans les hangars, rolling au sol, drill de sortie de ballon, drill répété de sortie d'avion afin d'arriver à une cadence rapide et sans accroc. Il faut un drill strict, parfait qui ne permet pas la moindre erreur car une sortie d'avion c'est une suite logique de mouvements à respecter. S'accrocher au câble de retenue, vérifier l'accrochage de celui qui précède, vérification des attaches sur son parachute. Bien entendu il y a toujours la gym du matin..et ,oui c'est le sacra saint cross de 5-6-10 km à travers champs,par tous temps et avec le sourire svp ! L'entraînement aux sauts n'est pas vraiment dur mais contraignant très répétitif avec sur les tapis de sol, des rolling qui en fin de journée vous meurtrissent les jambes et les épaules. Nous sauterons de ballon en premier lieu. Après d'avions le C-119 Flying Box Cars. Ces C119 étaient de nouveaux appareils pour notre armée, ils pouvaient contenir 36 à 40 hommes avec tout l'équipement, le double des Dakota que nous utiliserons plus tard lors des sauts au Congo.à l'entraînement, est bien entendu très rigoureux ,mais amusant quand-même, d'autant plus qu'on était proche de la grande consécration c'est-à-dire recevoir nos ailes.

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Le premier saut expérience inoubliable La veille du 1er saut je me souviens Moi (MARC)  je me suis assis à terre face au ballon duquel j'allais sauté je me suis dis " ça y est nous y voilà, c'est ce que tu attendais,demain tu ne seras plus le même ... " Jeter son corps dans le vide est ,sans me tromper un exercice pour lequel la nature humaine n'est pas, mais absolument pas, conçue à l'époque ( 1957 ) on sautait sans le ventral, parachute de secours , ce qui pouvait aussi influencer le mental. La cage de saut est prévue pour quatre sauteurs + un dispatcher. 

Le grand jour Là on est devant le fait que c'est " Le " pourquoi on est venu dans ce Régiment, dompter sa frousse se surpasser. A environ 300m,on regarde le vide en dessous, puis on fixe l'horizon une bonne respirations, et hop le pas en avant : le saut. La chute est rapide, on sent dans le dos le parachute qui sort du sac en se déroulant et tout à coup un choc, qui projette les jambes en l'air c'est l'ouverture du parachute la descente à ce moment la on réalise avoir remporté une victoire sur la peur du vide, mais aussi sur soi-même. Maintenant on est certain que en tant que Para, tout l'entrainement nous a amené à ce que tout est possible, plus rien n'est impossible. Après chaque saut nous n'avions qu'une envie, recommencer, tout de suite

Deuxième saut. Plus stressant car on connaît déjà les impressions le creux au ventre, les jambes qui se retrouvent en l'air, les pieds devant les yeux le choc au moment de l'ouvedure, la Iiberation avec cette magnifique sensation de légèreté lors de la descente. Cela aurait pu durer des heures. C'est grisant ! Le saut permet la découverte de la fierté d'avoir réalisé quelque chose que tous les hommes ne sont pas capables de faire : surmonter et dominer sa peur, s'astreindre à une très forte discipline. Tout le monde peut sauter en parachute en dominant sa peur mais le saut militaire, avec son drill spécifique et avec équipement est totalement différent du saut civil. Nous avons sauté avec le chestbak. Un sac contenant l'équipement nécessaire à un squad plus,réventuellement une mitrailleuses, une radio complète ou tout autre matériel. Le tout faisait suivant le cas, minimum 25 kg à max. 40Kg, sac accroché à la poitrine. Le plus dur était de se déplacer avec de se déplacer avec ça, monter dans les camions de transport et s'installer dans l'avion. La sortie est Iibératrice le chestbak vite détaché, se balance à +/- 5 m sous nos pieds.

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Après les six sauts réglementaires deux du ballon , 4 de l'avion dont 4 avec matériel ,nous recevons nos Wings, le brevet A Para Militaire.Brève cérémonie de remise des ailes Pas de grand tralala. Poignées de mains du Commandant pas de discours, pas de musique comme chez les Marines. Petit laïus plus les félicitations et hop la perm .Une permission immédiate de trois jours. On avait notre béret rouge nos ailes, comment à 20 ans ne pas en être fier après tant de souffrances morales et physiques et en sachant que, on nous l'avait assez mis dans le crâne nous étions, excusez du peu, l'élite de l'Armée.

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Attaques type SAS par squad de 4-6 hommes, très longues marches de jour comme de nuit, à la boussole, avec tout l'équipement sur le dos, et surtout les speed marches une spécialité, La spécialité du Rgt Para .La speed match consiste à alterner la marche normale mais rapide avec le pas de course en petites cadence. Cette cadence est donnée par l'instructeur qui, tout à coup crie ça " Quick match " et c'est la marche accélérée. j'appréhendais cet ordre qui me sciait les jambes, augmentait les battements du cour. Puis retour en marche rapide chaque fois par étape de environ 1km.

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Extra-drill Suivant l'importance de la valeur de la punition, l'extra-drill est éprouvant, dur, très dur et parfois extra dur. Les punis doivent se présenter éventuellement avec fusil, casque et capote, plus le bergam plein de pierres frisant les 15 Kg. Equipé de la sorte ils doivent marcher, courir, ramper, sauter exécuter la marche du canard avec le fusil au dessus de la tête au gré de l'instructeur. C'est terriblement exténuant. A Namur ça se passait sur la route montante vers la plaine tout en haut de la Citadelle. Plus d'un y a perdu du poids, en est revenu cassé, j'en ai vu perdre Conscience, être transportés à l'infirmerie..

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Dropping Grande opération individuelle : pas d’armes, pas de caltes pas de torche électrique, ni couteau, pas de papiers d’identité, pas de nourriture. Des camions bachés nous droperons un a un dans les bois Mission : rejoindre avant 6 h du matin la Platinerie (bétiment désaffecté caché le long de la Semois, a quelques kilometres de Dohan). Chacun peut consulter la carte d’état-major a remettre avant le départ pour la mémoriser. Il recevra par contre un message écrit sur un bout de papier, qu’il devra dissimuler sur soi, apres en avoir appris par cœur  le contenu La nuit est tombée embarquement dans les véhicules. Nous roulons, roulons toujours, mais toujours aussi en pleine forét. Enfin, arrêt très bref un premier homme est largué un peu plus loin, un deuxième et ainsi de suite.... Pour rejoindre notre objectif 

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ELSENBORN : Camp souvent en hiver en terrain complètement dépouillé,pour des manœuvres régiment,moins individuelles,à tir réel (tommy gun- point50-bren-mortier etc….

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  Le béret rouge  Bevet militaireberet-diest.jpg de reconnaissance en tant que soldat d'élite.

 

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Comment devient-on "Ie meiIleur’Commando" de sa session C’est simple mais pas facile ! Il suffit en realite d'effectuer en un seul jour et en un temps record toutes les grandels épreuves du Camp commando qui durait, Iui, six semaines, a savoir donc : le tarzan course, le stamina Ie do or die, le milling, les rochers, Ie dead ride et Ia speed march de 16 km.Aujourd'hui le poignard d'or ...........

 

para commando

  J'ai ouvert un autre site b61c4a023cbde7ff3ac1e35ae7a1850d.gif uniquement consacré au Congo 

                                                    http://paratroopcongobelge.e-monsite.com/

 

 

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